Plus que 60 petites minutes...
Quoi vous narrer aujourd'hui, les dernières tribulations d'une blogueuse légèrement débordée ? Que nenni, j'ai une autre idée, qui va vous paraitre moins drôle, mais ce ne sera qu'une impression . Je suis passée faire quelques visites amicales chez les amis blogueurs et un poême chez Célange, m'a interpellée et m'a amenée à m'interroger sur mes dernières 60 minutes de vie....Que ferais-je, si je savais n'avoir plus que 60 minutes à vivre ?
Eh bien voilà, admettons que ce soit maintenant : il fait beau, l'air est frais, donc sans hésitation je m'allonge sur un transat, et je me fonds autant que possible dans le paysage, mon souhait : disparaitre en m'intégrant mentalement , doucement dans le paysage, devenir comme l'herbe, voir le ciel , le blanc et le gris des nuages, les trainées blanches des avions, le vol d'une buse, envisager de me confondre petit à petit avec le vert des sapins du jardin, être à l'écoute des bruits de la nature, le pépiement d'un oiseau, le bourdonnement d'une mouche , le frôlement d'un papillon...l'aboiement d'un chien....en un mot atteindre une sérénité, une plénitude....C'est ça le rêve d'une fin paisible, pour moi....
Baratin me direz-vous, pour tout cela il ne faut pas souffrir....oui évidemment je vous parle dans l'absolu dans l'idéal....Et puis ajouterez-vous s'il ne fait pas beau ? ...Eh bien après une légère hésitation, je répondrais : la même chose, se faire rincer par la pluie, sentir le vent froid fouetter le visage, se confondre de toute façon avec les éléments, déchainés ou non....Peut-être pour avoir l'impression de ne rien rater jusqu'au bout....
De toute façon le corps retourne à la nature alors....tant qu'à faire ! ....Mais les amis et la famille ? me direz-vous encore, les laisses-tu tomber, comme ça, sans un mot ? et là , je réponds sans sourciller, mais voyons juste avant de sortir , j'aurais confié à un de mes proches, la mission de l'adieu à toutes les personnes qui me sont chères....On peut bien être égoîste une heure sur toute une vie, non ? et tout oublier pendant ces 60 petites minutes, sauf la bonne vieille terre.....J'ajouterai avec un clin d'oeil, car tout cela n'est pas si triste, que si le petit bigorneau était en plus en bordure de mer ce serait l'extase !...
Peut-être, pour bien apprécier cette nature qui nous entoure, devrions-nous penser plus souvent que ce sont nos dernières 60 minutes....Certains ne pensent certainement pas assez qu'ils ne sont rien : ils étaient poussière et ils retourneront à la poussière, que ça leur plaise ou non !...oh là là sur ce texte je devrais avoir des réactions....Alors et vous ? que feriez-vous ? Toujours dans l'idéal d'une mort douce annoncée.....A vos claviers...!