Marmot...
Aujourd'hui, j'ai choisi pour vous le mot marmot ...
Marmot : nom masculin
- De nos jours ,familièrement : petit garçon (exemple : mon fils n'a que quatre ans c'est encore un marmot) au pluriel : se dit de très jeunes enfants sans distinction de sexe...On parle de bande de marmots ( marmaille)
- vieille définition : singe
- figure grotesque , en métal qui servait de heurtoir
Sens et histoire :
Les verbes marmonner et marmotter, issus de l'onomatopée exprimant le ronronnement du chat, ont donné marmot, (en ancien français : marmote = guenon) qui désigne une espèce de grand singe, en raison du mouvement continuel que fait cet animal avec ses babines.
Depuis le XVIème siècle, à cause de la laideur du singe, le terme s'applique à une figure grotesque, également appelée marmouset, qui sert d'ornement architectural, notamment sur les heurtoirs de porte.
Les marmots sont aussi des petites statuettes bizarres, des chenets de fonte ornés d'une figure, des petits garcons et des hommes de petites taille. A l'emplacement de l'actuelle rue Chanoinesse à Paris, dans le 4ème arrondissement, il y avait autrefois une rue des Marmousets (ou Marmousettes, ou Marmozets, etc.)
Les marmousets ou "hommes de peu" désignaient par ailleurs les conseillers de Charles V demeurés en fonction sous Charles VI. Ils s'appliquèrent à réformer la justice, à restaurer les finances, etc.., ce qui leur valut d'être exilés ou embastillés par le roi devenu fou (1392).
Non sans malveillance, on est passé du singe au petit garçon et, au pluriel les marmots sont des enfants des deux sexes. Tous ces gosses constituent la marmaille, mot plutôt péjoratif qui implique un groupe nombreux d'enfants plus ou moins remuants et bruyants.
Expressions :
"Croquer le marmot ":
Attendre longtemps en se morfondant. Cette expression, du XVIème siècle, proviendrait d'une ancienne coutume féodale selon laquelle le vassal venu rendre hommage à son seigneur et trouvant porte close devait en l'attendant, prononcer des formules de politesse en baisant le marmot , c'est-à-dire le heurtoir. Sil y mettait toute la conviction souhaitable, il avait l'air de le manger, de le croquer...
Selon une autre explication, l'expression aurait pris naissance parmi les peintres, l'artiste que l'on fait attendre à la porte ayant le temps , pour s'occuper, de dessiner - de croquer - le marmot...