A cache-cache avec les mots...
04
févr.
2008
A cache-cache avec les mots…
Savez-vous que vous pensez tout comme moi jouer avec les mots et qu’en fait ce sont, souvent, eux qui se jouent de nous, ce sont eux les maîtres du jeu.
Rien de plus farceur qu’un mot. Parfois il se cache un bon moment. Je m’explique : nous sommes tous victimes de ce phénomène. Déjà tout jeunes à l’école, souvenez-vous, vous étiez debout face à votre maître ou votre maîtresse et vous étiez heureux d’être interrogé, car, pas de problèmes, vous la saviez sur le bout des doigts, votre poésie. Et d’un coup : le trou ! Un mot vous manquait. Il était là, vous le saviez, vous l’aviez sur le bout de la langue, mais même en y mettant le doigt ou la main toute entière, pas moyen de le saisir et de le prononcer.
Rien à faire, il ne sortait pas. C’est troublant, ces trous noirs, non ?
Rien à faire, il ne sortait pas. C’est troublant, ces trous noirs, non ?
Alors c’est vrai, en vieillissant le phénomène empire, les mots vous échappent encore plus souvent, ils profitent de votre âge pour se moquer de vous ouvertement. Et pas moyen de donner votre langue au chat, car le plus souvent, curieusement, votre interlocuteur n’a pas la moindre idée du mot que vous cherchez. Alors finalement, vous abandonnez, résigné, concluant par « Zut ! Le mot ne me revient pas, je ne sais plus ce que je voulais dire » Vous vous sentez ridicule et une inquiétude sous-jacente naît, surtout qu’il y a vraiment des périodes « sans » comme on dit. Sans doute un peu de fatigue ou quelques soucis…Et puis le lendemain, voire trois jours plus tard, vous devisez gentiment avec vos voisins, vous parlez de la pluie et du beau temps, rien de bien important en somme, et PLAF ! Voilà le mot qui revient : il saute comme un bouchon de champagne, et vous le stoppez net, car il n’a rien, mais vraiment rien à faire dans la conversation, le fripon.
Vous ne saurez jamais pourquoi il est revenu à cet instant précis. La facétie des mots est terrible.
En ce qui me concerne, il m’arrive parfois d’en prononcer un autre, qui ne convient pas du tout, qui n’a aucun rapport, mais qui sort spontanément, à la place de celui que je veux dire…Là c’est la catastrophe, c’est du grand n’importe quoi…
« C’est grave docteur ? » Ai-je demandé un jour à mon médecin de famille…J’étais très inquiète, car à cette période, ça m’arrivait deux ou trois fois par jour. Pour lui faire comprendre mon problème je lui ai expliqué avec des exemples concrets reprenant des phrases que j’avais prononcées…
En ce qui me concerne, il m’arrive parfois d’en prononcer un autre, qui ne convient pas du tout, qui n’a aucun rapport, mais qui sort spontanément, à la place de celui que je veux dire…Là c’est la catastrophe, c’est du grand n’importe quoi…
« C’est grave docteur ? » Ai-je demandé un jour à mon médecin de famille…J’étais très inquiète, car à cette période, ça m’arrivait deux ou trois fois par jour. Pour lui faire comprendre mon problème je lui ai expliqué avec des exemples concrets reprenant des phrases que j’avais prononcées…
Je ne me souviens pas de tout, mais il y a un jour où ayant rencontré ce problème, une ou deux fois dans la même journée, le soir même j’abordais le sujet avec une amie, qui riait beaucoup de ma mésaventure, elle riait tellement, que contaminée je lui déclarais tout de go… « En tous cas je ne sais pas si c’est grave, mais on rit de bon cul ! » Je voulais dire de « bon cœur », bien sûr ! Vous ne rêvez pas et je n’invente rien : cette histoire est malheureusement véridique. Sans aucun complexe, j’ai donné cet exemple au médecin, qui lui aussi pouffa, naturellement !
Il semblerait qu’un peu de fatigue et un phrasé trop rapide soient responsables de ce fléau, mes idées, donc les mots se télescopaient et produisaient ce résultat pitoyable…Ces faits ne sont pas récents, je suppose donc que ce n’était réellement que ça, en somme rien de bien grave…
Il semblerait qu’un peu de fatigue et un phrasé trop rapide soient responsables de ce fléau, mes idées, donc les mots se télescopaient et produisaient ce résultat pitoyable…Ces faits ne sont pas récents, je suppose donc que ce n’était réellement que ça, en somme rien de bien grave…
J’ai un peu l’impression de prendre ma revanche actuellement, en m’amusant à mon tour avec les mots, à leur jouer des tours, en les associant, les tournant, les retournant, les détournant, les contournant parfois de leur premier sens.
Moi je vous le dis : il n’y a pas de raison de se gêner, eux ne se privent pas.
Je conclurai cette réflexion en vous confiant que ces mots, farceurs, fripons, malins, fugueurs, je les aime de plus en plus. Vous aussi, je le sais, car vous les choisissez avec soin dans vos écrits, pour mon plus grand plaisir, lorsque je vous lis…
Je vous souhaite une bonne journée….
Je vous souhaite une bonne journée….
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