La punition du petit Nicolas
Ce texte a été écrit dans le cadre des Jeux d'écriture de Bénénicte... (jeu 14) Il faut écrire à partir de cette phrase :
"Vous me copierez deux cent fois cette phrase, dit le maître."
La punition du petit Nicolas
- Vous me copierez deux cent fois cette phrase, dit le maître.
Le petit Nicolas n’était pas content, la punition, encore une fois était collective, car personne ne s’était dénoncé. C’était pourtant François qui était, de nouveau, à l’origine de cette bêtise pour laquelle toute la classe était punie.
A la récréation, il était entré dans la classe discrètement et il avait dessiné un indien : un grand chef avec des plumes et il avait fait une bulle pour lui faire dire : « Vive les Indiens d’Amérique, l’Amérique aux Indiens »
Le maître qui passait toutes ses vacances en Floride n’avait pas du tout apprécié. Il avait considéré cela comme une insulte personnelle. Nicolas aimait beaucoup son maître, lui aussi, devait aller passer ses vacances avec ses parents à New York, et il imaginait mal New York envahi par les Indiens. Il était furieux et il hésitait à aller dénoncer François. Ca ne se fait pas, se raisonnait-il, et pourtant il était bien tenté. S’il avait été plus costaud il l’aurait défié en duel sur la cour, mais il était vraiment trop petit. Il en avait marre car François était l’idole de toute la classe, alors que lui, il était considéré comme le petit chouchou faisant tout pour être agréable à son instituteur… « Lèche-cul » qu’ils disaient les autres gamins…. De plus ses mouvements d’humeur répétés envers eux ne plaisaient pas. Comme il était petit, à défaut de pouvoir se battre il les insultait fréquemment. Il y a peu de temps, il avait vraiment été très grossier avec un autre élève et malgré tout son maître l’avait défendu, prétendant que l’autre l’avait cherché…
Bon voyons, pensa-t-il quelle est cette phrase à copier 200 fois ?...Levant les yeux vers le tableau, il lut : « Je dois attendre d’être grand pour faire de la politique. »
Nicolas se dit alors que s’il fallait être grand, il aurait du mal, mais il se souvint à cet instant que Napoléon était petit…C’était un « grand homme », mais petit. Rassuré Nicolas décida qu’il ferait tout pour devenir roi ou empereur. En tout cas « Chef ». Il pourrait ainsi régler ses comptes avec toute la classe en même temps. Il prit son crayon et avec une énergie et une hargne décuplées et surprenantes, il attaqua ses 200 lignes…Il réussirait ! Et il se vengerait !...Il était même prêt à en faire 300, des lignes, si ça pouvait l’aider…sa vengeance serait terrible !....