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Le Bigorneau : Bigornette Blog généraliste : humour, poèmes, photos...etc...

Conversation...L'histoire d'Anatole (jeu des mot n° 10)

Le Bigorneau
Je reprends L'histoire d'Anatole, pour les nouveaux lecteurs cette rubrique est une histoire à suivre , constituée de chapitres avec mots imposés....( voir rubrique : Le Jeu des mots....)

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Conversation…L’histoire d’Anatole (suite)
 
 
 
Anatole rangeait ses papiers, Eléonore, soucieuse, prit ses mots croisés et s’installa dans un fauteuil en soupirant.
-        Tu sais, dit-elle, j’ai l’impression qu’Electre n’a pas le moral en ce moment, je me fais du souci pour elle, heureusement que Lucas doit venir prochainement.
-        Ne te tracasse donc pas pour elle, ronchonna Anatole, elle doit rêver de se faire palucher par ce diable de toubib et ça ne va pas comme elle veut c’est tout !
-        Tu exagères ! s’indigna Eléonore … Tu sais qu’elle n’a pas eu de chance cette jeune femme entre le fait de ne pas connaître son père, de perdre sa mère à 10 ans et de devenir veuve à 35 ans, il y a de quoi être tourneboulée…Depuis le départ de Lucas pour Paris, elle a en plus subi ce licenciement économique. Il était fatal qu’elle perde un peu les pédales. C’est comme de sauter sans parachute, on en sort rarement indemne. Elle est encore vivante, mais franchement, heureusement qu’elle a son fils et qu’elle voit encore de temps en temps sa grand-mère. Parfois Anatole, excuse-moi mais tu es plus fêlé qu’elle et sans aucune circonstance atténuante, tu vois vraiment le péché partout !
-        Avoue qu’elle est drôlement fagotée certains jours, répondit Anatole… L’autre fois, sa robe violette, avec sur le sein gauche une tortue verte et sur le droit un colibri jaune, était complètement hypnotique. On ne voyait que ses seins, c’était très sensuel mais pendant qu’elle y était, il ne lui manquait plus qu’un lapin là où tu penses pour ne pas dire un chat, pour compléter le tableau…
-        Un colibri jaune ? s’étonna Eléonore, c’est jaune un colibri ? Tu ne confondrais pas avec un canari dans ton émotion. Cette jeune femme pourrait être notre fille et tu sembles la regarder d’une toute autre façon….
-        Non, s’énerva Anatole, j’ai envie de la protéger au contraire et j’aimerais qu’elle s’habille de façon plus classe, un peu moins…. un peu moins…enfin, bref, tu vois bien ce que je veux dire. Et puis elle fume cigarette sur cigarette, ce n’est pas un bon exemple pour Lucas. D’ailleurs,  si elle avait suivi mes conseils, elle l’aurait orienté vers la fonction publique. C’était risqué, de le laisser partir seul à Paris à 17 ans…
-        Ah ça ! rétorqua sans faiblir Eléonore, tu voudrais que tout le monde soit fonctionnaire. Ce n’est pas si génial que ça d’être fonctionnaire toute sa vie. Tu es aussi têtu qu’un bourricot. Ce gamin rêvait du milieu du spectacle, pas de partir tous les matins comme toi, avec son cartable. Chacun ses goûts. Et puis, pour lui, s’éloigner un peu de sa mère, était une bonne chose, pour se construire sereinement. Certains rêvent de prendre la mer pour profiter des embruns, d’autres plus modestement sont heureux dans un champ, une faucille à la main ; lui, il avait la tête pleine de musique, de lumière et de paillettes. Une particule de poussière dans le faisceau d’un projecteur peut être d’une rare poésie.
-        Bon ! je dois aller encaver ce bon vin que j’ai fait rentrer décida Anatole, tout à trac, il se rendait compte qu’il n’aurait pas le dernier mot. On en reparlera plus tard ma chérie. Tu sais bien que je l’aime, moi, cette gamine… 
-        Justement ! insista Eléonore, ce n’est plus une gamine et elle a bien droit à un peu de bonheur quand même…
-        C’est vrai !  reconnut Anatole, mais ce médecin ne me semble pas bien pour elle.
-        L’avenir le dira, laisse leur une chance ! conclut Eléonore… Allez, va t’occuper de ton vin et ne bois pas tout ! ajouta-t-elle en riant…
-        Je n’ai pas l’habitude de picoler ! s’indigna son mari en partant, et il entonna une chanson : Allez viens boire un p’tit coup à la maison….
Eléonore, hocha la tête, en souriant : tout compte fait, lui au moins avait le cœur gai….




Ci-dessous, retrouvez la liste des mots et vos liens...et les jeux du bigorneaux n° 10...Aujourd'hui un anagramme....

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Commentaires
T
Bonsoir Bigornette Je suis toujours aussi admirative de ton talent pour l'écriture ..Drôle cette Electre mal fagottée..On l'imagine très bien  avec cet attirail de toutes les couleurs !Bravo!Bonne fin de soiréeA++++++++
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M
Merci de ton commentaire sous mon billet :A Metz, nous pouvons affirmer très bien connaître les femmes ! Waouh, je suis bien entendu allé voir ton texte avec des mots pas moi proposés, et bien je dois te dire que j'aime beaucoup... tu as un excellent coup de clavier ! Je ne me suis jamais risqué à cet exercice, ce qui me rend admirateur de ton billet ! SYMPA le tout. Bonne douce nuit, de Metz la pluvieuse et venteuse. Bises, @+ Marc
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X
Trop cérébral pour moi LOL...suis plutôt manuelle :))En tout cas de bonnes lectures ici :)A bientôt
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A
Toujours aussi palpitant ! Il faudrait tout de même lui donner des conseils vestimentaires à cette pauvre fille !
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C
Et bien dis moi, quel toubib, quand même..; rire ! Bonne soirée Bigornette et gros bisous !
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