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Le Bigorneau : Bigornette Blog généraliste : humour, poèmes, photos...etc...

Le Héron

Le Bigorneau :

Ces jours derniers, j'ai rencontré ce héron, et soudain cette  fable de La Fontaine, la première que j'ai apprise à l'école, m'est revenue...Je l'ai recherchée pour vous...
Elle est associée à une autre fable, que je ne connaissais pas et que je vous livre dans la foulée...

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LE HÉRON

   Un jour sur ses longs pieds allait je ne sais où
   Le Héron au long bec emmanché d’un long cou.
              Il côtoyait une rivière.
   L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours ;
   Ma commère la Carpe y faisait mille tours
              Avec le Brochet son compère.
   Le Héron en eût fait aisément son profit :
   Tous approchaient du bord, l’Oiseau n’avait qu’à prendre ;
              Mais il crut mieux faire d’attendre
              Qu’il eût un peu plus d’appétit.
   Il vivait de régime, et mangeait à ses heures.
   Après quelques moments l’appétit vint ; l’Oiseau
              S’approchant du bord vit sur l’eau
   Des Tanches qui sortaient du fond de ces demeures.
   Le mets ne lui plut pas ; il s’attendait à mieux,
              Et montrait un goût dédaigneux
              Comme le Rat du bon Horace. 
   Moi des Tanches ? dit-il, moi Héron que je fasse
   Une si pauvre chère ? Et pour qui me prend-on ?
   La Tanche rebutée, il trouva du Goujon.
   Du Goujon ! c’est bien là le dîné d’un Héron !
   J’ouvrirais pour si peu le bec ! aux Dieux ne plaise !
   Il l’ouvrit pour bien moins : tout alla de façon
              Qu’il ne vit plus aucun Poisson.
   La faim le prit ; il fut tout heureux et tout aise
              De rencontrer un Limaçon.
              Ne soyons pas si difficiles :
   Les plus accommodants, ce sont les plus habiles :
   On hasarde de perdre en voulant trop gagner.
            Gardez-vous de rien dédaigner ;
   Surtout quand vous avez à peu près votre compte.
   Bien des gens y sont pris ; ce n’est pas aux Hérons
   Que je parle ; écoutez, humains, un autre conte ;
   Vous verrez que chez vous j’ai puisé ces leçons.

 

LA FILLE

            Certaine Fille, un peu trop fière 
            Prétendait trouver un mari 
   Jeune, bien fait, et beau, d'agréable manière , 
   Point froid et point jaloux ; notez ces deux points-ci. 
            Cette Fille voulait aussi 
            Qu'il eût du bien, de la naissance, 
   De l'esprit, enfin tout ; mais qui peut tout avoir ? 
   Le destin se montra soigneux de la pourvoir  : 
            Il vint des partis d'importance.  
   La Belle les trouva trop chétifs de moitié : 
   Quoi moi ? quoi ces gens-là ? l'on radote, je pense. 
   A moi les proposer ! hélas ils font pitié . 
            Voyez un peu la belle espèce ! 
   L'un n'avait en l'esprit nulle délicatesse ; 
   L'autre avait le nez fait de cette façon-là ; 
            C'était ceci, c'était cela, 
            C'était tout ; car les précieuses 
            Font dessus tout les dédaigneuses. 
   Après les bons partis les médiocres gens 
            Vinrent se mettre sur les rangs. 
   Elle de se moquer.  Ah vraiment,  je suis bonne 
   De leur ouvrir la porte : ils pensent que je suis 
            Fort en peine de ma personne. 
            Grâce à Dieu je passe les nuits 
            Sans chagrin, quoique en solitude. 
   La Belle se sut gré de tous ces sentiments. 
   L'âge la fit déchoir ; adieu tous les amants. 
   Un an se passe et deux avec inquiétude. 
   Le chagrin vient ensuite : elle sent chaque jour 
   Déloger quelques Ris, quelques Jeux, puis l'Amour ; 
            Puis ses traits choquer et déplaire ; 
   Puis cent sortes de fards. Ses soins ne purent faire 
   Qu'elle échappât au Temps, cet insigne larron : 
            Les ruines d'une maison 
   Se peuvent réparer : que n'est cet avantage 
            Pour les ruines du visage ! 
   Sa préciosité changea lors de langage. 
   Son miroir lui disait : Prenez vite un mari. 
   Je ne sais quel désir le lui disait aussi ; 
   Le désir peut loger chez une précieuse. 
   Celle-ci fit un choix qu'on n'aurait jamais cru, 
   Se trouvant à la fin tout aise et tout heureuse 
           De rencontrer un malotru.


LA FONTAINE



Je vous souhaite une belle journée, en ce qui me concerne et si le temps le permet, aujourd'hui : ballade avec ma fille, mon homme et mes trois petits enfants...(pendant ce temps le quatrième ne devrait pas tarder à pointer son nez, il est attendu sous peu...) BISOUS...

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Commentaires
A
mes félicitations pou ce blog!
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M
Des hérons je n'arrête pas d'en voir sur les berges du canal !! J'ai même cru à une statue !
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L
Eh oui , la fable du Héron , quel enfant ne l'a pas apprise dans la France d'autrefois ? Je l'ai toujours bien aimée - elle incitait à rester modeste , à savoir se contenter ...aujourd'hui c'est le tapage médiatique et le Bling-Bling qui règne ! Ceui-là n'a visiblement rien appris de la Sagesse des Anciens ! et tous nous sommes appauvris dans le beau Pays de France !!!
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B
re bigornettelà tu me gâtes !par chez moi (tout près de la garonne) je vois quelques hérons et grues cendréesbizbéa
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M
gros bisous du soir pour te souhaiter une bonne nuit ..profite bien de tes petits enfants, ...c'est super ...je crois que demain  c'est la pluie ...un jour sur deux ...
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