Papier givré, papier glacé...
Bigornette écrit parfois quelques délires, pour ceux qui n'ont pas suivi mes histoires déjantées, vous pouvez retrouver mes textes dans la catégorie "Au plaisir des mots"... Même si chacun d'eux peut se lire de façon indépendante, il y a une certaine logique, vous ne la voyez peut-être pas , mais je vous assure que c'est souvent le cas... Il y a eu des interruptions mais certains textes sont des suites des précédents...
Papier givré, papier glacé
Je suis sortie de ma grotte, hihi ! J’en ris encore. Les secours m’ont surpris le nez sur les bonbonnes, alternant l’oxygène et le gaz hilarant…
Je vais pouvoir reprendre ma mine sans façon, continuer mes délires avec grand délice et créer de l’action avec mon beau crayon.
D’aucuns de vous se posent encore bien des questions sur toutes les substances que je peux absorber, manger, téter, fumer pour évoluer ainsi toujours bien allumée, glisser sans artifice et me laisser tomber dans bien des précipices que je sais inventer.
Il est quand même vrai qu’il y a du danger à galoper ainsi sur une feuille de papier, je peux à trop foncer me tordre d’un coup la mine et même me la casser sur une virgule givrée…
Surtout à la saison, ça ne va pas tarder, je risque de me retrouver sur du papier glacé… et là : triple danger, il n’y a plus de ligne, comment dois-je donc faire pour ne pas dérailler ?
Je dois garder une marge, tout au long de ma page, n’étant pas à l’abri d’une erreur, d’un écart, d’un quelconque dérapage encore mal contrôlé. C’est vraiment pas gagné, je vous le dis encore, l’écriture c’est très dur, c’est un drôle de sport.
En cas d’excès de vitesse, on peut être contrôlé et souffler dans le test pour bien tout vérifier…
Qu’avez-vous donc madame, pour écrire aussi vite ? Soudain le doute m’habite ? me disent les critiques…
C’est donc sans façon que je leurs répondrai : « pour moi aucune fumette, je garde la moquette pour y marcher pied nu… Pas encore de raquette, la neige n’a pas tenu… »
J’ai juste une petite peur, quand je commence une phrase, qu’il se passe quelque chose qui m’empêche de finir, oh mon dieu quelle horreur, une idée entamée, je n’ose l’envisager.
Et voilà que partie pour la prose prévue, je m’aperçois qu’en fait, des rimes j’ai pondues…
Mais dans le fond du texte, on n’a pas avancé…je patine sur place car c’est trop verglacé…
Je suis sûre que vous découvrez que la température peut jouer sur l’écriture… Vous devrez c’est certain surveiller la grenouille si vous ne souhaitez pas rester comme une andouille…Devant la feuille blanche beaucoup trop enneigée, beaucoup restent frileux, alors qu’il faut bouger…
Alors sautez, dansez, riez et surtout écrivez, au doux son d’un piano, près de la cheminée et vous serez heureux, ainsi que vos héros, comme des coqs en pâte dans la chaleur de l’âtre…
Bonne journée à tous et toutes !
Ci-dessous : des champipi... des champignons...