Quand je bricole...
Quand l’envie d’écrire me tenaille et que je prends mon crayon pour poser mes mots, je n’hésite pas à vous l’avouer, je bricole un chouïa…
J’aime bien partir en vrille, mais je fais attention à ne pas dévisser car c’est un vrai coup à devenir marteau.
Je sais que parfois mes écrits ne valent pas un clou et c’est le cœur dans un étau que je le constate et le déplore .
Une fois cette vérité bien établie , je me sermonne à chaque fois, pensant vraiment à resserrer les boulons, je sais bien que je ne risque pas la prison, heureusement, sinon je devrais en plus attendre la levée d’écrou pour reprendre une vie normale… Non ça ne va pas jusque là, mais il est bien normal qu’à force de marcher sur le fil du rasoir, je pète une rondelle, je dérape… et ça me scie, voyez-vous, je me mets à tourner dans le vide, ça m’use autant qu’une ponceuse le ferait en tournant à pleine turbine… Dans ces cas- là j’en ai plein les meules et je fais la bougie…
Que dois-je corriger ? Je pointe mon crayon sur les mots clefs et j’affûte ma plume avec mes meilleurs outils… La tête parfois comme une enclume (c’est le poids des mots, ils cognent, et frappent, comme une masse), je carbure, les neurones chauffés à blanc, jusqu’au moment où mon cerveau fonctionne de nouveau, les rouages bien huilés, le moteur ronronne. Mes accus bien chargés, quand de nouveaux les pieds de mes vers coulissent, je biche, c'est le pied… Et dans ces moments-là, je vous le dis : ça gaze ! J’ai même parfois l’impression de mener une "vie d’ange".
Bigornette
Ci-dessous un article pour un sourire... et encore en dessous un blog "coup de coeur"