Le monde des mots
Ce texte est écrit pour le thème de la semaine : autour des lettres...
Le monde des mots
Un soir à minuit précisément j’ai ouvert un livre magique, et là devant moi, j’ai découvert un autre monde, le monde des mots.
Le monde des mots c’est une île avec un port, un quai, de l’eau et des bateaux
Ils étaient 26 patriarches, mais toujours jeunes et alertes, car immortels… J’ai su que leurs compagnes et leurs descendants étaient nombreux, mais cette nuit-là , je n’ai vu qu’eux…
Sur leur île, il était midi… c’était l’heure où nos patriarches avaient « temps libre », un genre de récréation…
Tout d’abord j’ai vu A il était fier comme Artaban, bien campé, très élégant, un as d’après les autres, il marchait le long du quai, snobant B, un grand bêta, rêvassant sur un bateau, amarré le long du quai. C était là près de la cale, comme une cloche mais l’air cool, il devisait avec D, délaissé lui aussi, souvent dominé par tous les autres, il venait de se faire jeter par A excédé de l’avoir dans son décor…
Survint E, le bon élève, qui avait beaucoup d’éducation, il approchait avec F un petit filou, félon, trouvant toujours le bon filon et G un très bon gars, un peu grassouillet…
Non loin derrière venait le H un peu hâbleur, hurluberlu et hypocrite, suivi par I en file indienne, pas un idiot, il avait la science infuse, c’était inné…J le plus jeune, toujours en train de jouer, était un cas, il portait sur son dos, K justement, tout en kaki, avec un joli képi…
Quant à L tout léger, semblant doté d’ailes, presque libellule, il attendait M son ami un malin qui aimait beaucoup les moulins à vent…
Ces deux-là étaient sympas, pas comme N ce grand niais copain de O un vrai ours, tous les deux comme P et R faisaient la paire. P piratait, R rackettait.
Q, oublié par ses potes, P, O, T, était resté derrière, il était bien dodu, c’était un « cas » il se sentait souvent écartelé entre ses deux « moi », se sentant différents des autres, bien que très qualifié, il n’avait pas beaucoup de chances… pas de pot comme on dit !
S, esseulé, séduisant, épiait T, arrivant tranquillement, toujours traqué, un talisman que l’on touchait comme un totem…U aussi était utile, un gars qui travaillait à la chaîne courageux aimant l’usine prônant l’union, l’unité, d’humeur égale…
C’est lui qui m’apprit que je ne verrais pas V, un éternel voyageur, toujours en vacances, il s’était absenté avec W, son copain qui était de tous ses déplacements, éternel wagon… je n’en verrais donc que 24… X excellent joueur de xylophone passait presque incognito, trop souvent discret, on le cherchait parfois longtemps...
Y était sur son yacht il faisait la course avec Z zigzaguant avec son zodiac... Tous les deux descendaient la rivière l’Alphabet, elle avait un fort courant, et elle était sacrée dans ce monde, car elle était réputée pour soigner tous les maux…
Je commençais à avoir envie de dormir, j’ai refermé le livre magique, et j’ai laissé ce peuple de lettres dans son monde des mots, à ses joies, ses peines, j’étais ravie, j’avais découvert leur repaire, et ce jour-là je m’étais promis de vous en dire deux mots…Voilà c’est fait…
Il est des jours où je ne veux pas les déranger et dans ces cas-là, ma page reste blanche…ça leur fait des vacances…
Bigornette
Ci-dessous l'abécédaire en travaux pratiques... et le nouveau sujet d'écriture ....