Spéculez, spéculons, nous l'avons dans le "fion"
« Spéculer », en voilà un « joli » mot qui commence comme « spéléologue » et qui termine sur le « cul ». Vlan ! Et plus dure sera la chute ! Ça me rappelle ma grotte et même mes éboulis… Les éboulis se sont produits parce que des gens cherchant le profit avaient oublié leur lumière. A force de jouer dans l’ombre avec le feu on se brûle.
A la naissance de cette crise financière qui nous assomme, on trouve des petits malins pas assez malins. Pas malins et pas forcément futés, mais je vous fiche mon avant dernier billet (j’en garde un quand même, mais c’est le mot qui convient) qu’eux vont s’en sortir…
« A vous de juger » titre d’une émission télé, eh bien moi je juge…
Mon petit doigt me dit qu’on est dans le trou, mais qu’on n’en a pas encore touché le fond, et on n’a pas de parachute, nous, innocents que nous sommes…
Préparez des coussins car on va l’avoir dans le « chose » au fond du gouffre j’imagine bien quelques épieux…
Enfin une fois rendu, ce qui me console c’est qu’on ne tombera pas plus bas, on ne pourra donc que remonter…affûtons nos piolets, choisissons le bon guide, encordons-nous… Dans ces cas-là il faut être solidaires et si la tête et les jambes sont bonnes, la remontée peut être lente, mais efficace.
Je souris, même si ce n’est pas drôle car nos enfants vont connaître à la perfection des mots étrangers dès la maternelle, à force de les entendre : « trader », « stock-options », « bonus »… et j’en passe… et ils vont devenir experts en conjugaison, ils connaîtront les verbes légiférer, moraliser, décréter, réguler, défiscaliser à tous les temps…
Ils croiront qu’un parachute est toujours doré et que le paradis et le bouclier sont toujours « fiscal » (au singulier car en principe on sépare les deux mots)
Ça vous fait rêver vous ? Pas moi !
Il y a longtemps qu’entre la bourse et la vie j’ai choisi la vie…
Mais pour donner la vie, les messieurs le savent bien, il faut avoir les bourses pleines et pour en profiter un peu, il vaut mieux que la bourse ne soit pas totalement vide…
Depuis que le paradis est devenu fiscal, on a de plus en plus de mal à vivre d'amour et d’eau fraîche au paradis… D’autant que pour atteindre une île paradisiaque il faut bien souvent s’y laisser choir à l’aide d’un parachute doré… et le nôtre, non seulement il n’est pas de la bonne couleur, mais en plus, avec la chance qu’on a, il risque de ne pas s’ouvrir …
Non vraiment, tout bien réfléchi, je vais rester dans ma coquille et attendre que le mot « stock-options » soit rayé du vocabulaire, je ne le supporte plus…
Je choisis l’option de laisser tomber les stocks… Je rêve d’un monde dans lequel le mot « prime » ne serait pas associée au mot « départ », le mot « fermeture » à « usine », le mot « resté » à « carreau » et le mot « travail » à « chômage ».
Je souhaiterais que la « crise » ne soit plus « financière », que ce dernier mot reste une bonne sauce que l’on mangerait dans un « restaurant » qui ne soit plus du « cœur »
Et je voudrais que tous les hommes soient respectés, fiers et debout…
A vous de juger ! Pour moi il y a eu une erreur de casting aux dernières élections et on risque d’avoir un peu plus de mal que d’autres à sortir de la crise qui d’ailleurs ne touche pas tout le monde, comme moi, vous l’avez déjà compris : « la misère n’atteint pas que les riches » dit-on… elle ne les atteint pas du tout même !… Ils ont depuis longtemps perdu le sens des valeurs… Allez courage ! L’union fait la force et les pauvres sont les plus nombreux, rassurant ou inquiétant, mathématiquement, on devrait s’en sortir…
Allons ce texte avait juste pour but de me lâcher un peu, d’essayer de prendre les choses avec le sourire et de faire contre mauvaise fortune bon cœur…
Je vous souhaite une bonne journée...hihi ! Gardons le moral !
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