Hommage à Jean Ferrat
Quand un poète disparait
Quand un poète disparaît
On n'y est jamais vraiment prêt
C'est une flamme qui s'éteint
On étouffe même sous le chagrin
La chanson française en deuil
Et la musique qui s’effeuille
Tu nous manqueras « le grand »
Tu nous manqueras vraiment !
De Potemkine à la montagne
Tu hissais des mats de cocagne
On rêvait libérer les bagnes
Bâtir des châteaux en Espagne
Aimant à perdre la raison
Découvrant de beaux horizons
Et portés même par Arragon
On faisait des révolutions
Il fera beau pour toi là haut
Tu retrouveras d’autres héros
Brel, Ferré Brassens et Gainsbourg
Autres trouvères et troubadours
Ce n’est qu’un au revoir d’ailleurs
On va t’entendre quel bonheur
Plus que jamais durant des heures
Tous ces hommages jamais à l’heure
Il est des noms qu'on n'oublie pas
Il n'y avait qu'un Jean Ferrat
Bigornette