Les passeurs
Les passeurs
Je cherche encore les mots,
des mots simples, mes mots,
ceux qui pourraient décrire,
ceux qui pourraient vous dire.
Mais je ne les trouve pas,
l'inspiration n'est pas.
Mes mots tels la poussière,
ces mots qui venaient hier,
seraient tous engloutis,
dans la terre, tous enfouis,
dans de profonds abîmes.
Ils me manquent : çà me mine !
Je cherche les raisons,
vers tous les horizons,
proche de la déraison,
loin de la guérison.
En pensant à l'absence,
écoutant son silence.
Sont-ils justes bloqués ?
stockés là, sous les larmes ?
Présents, juste embusqués,
prêts à rendre les armes ?
Si seulement elles coulaient...
Si elles me libéraient ...
Qu'elles viennent à grand flots,
emportant avec elles l'oppression.
Qu'elles me laissent en dépôts,
des mots , des sensations.
Je me sens sidérée,
comme une chose oubliée,
oubliée, inutile...
Etait-ce vraiment utile ?
le cimetière, le cancer,
tout ça , à quoi ça sert ?
Mon corps est serpillière,
mon coeur devient désert...
Que d'interrogations ?
Au moins elles sont posées,
Ici sur le clavier,
ces angoissantes questions...
Nous ne sommes que passeurs,
transmettant nos valeurs,
recherchant le bonheur,
trébuchant à toute heure,
nous passons , trépassons
et chacun à son heure.
Bigornette
Désolée de plomber une belle journée d'août, les mots sont coincés, mais je dois essayer, car c'est indispensable pour moi de sortir de cette sidération, c'est ce que j'éprouve vraiment...
Je vais, pour vous consoler, mettre une image... Il ne faut jamais se quitter sur une note triste...
Je suis un peu comme ce petit chien... Il essaie de remonter, moi aussi !
Il a réussi à rejoindre ses potes... Alors je vais essayer aussi promis !.... BISOUS !