Sur l'île de Batz (2)
Etonnant de voir tous ces palmiers ou arbres exotiques un peu partout près des maisons et sur le port... Sur la côte : une moufle de granit, la main d'un géant coincé sous les éboulis sans doute...
J'ai beaucoup aimé cette nature très sauvage sur le côté ouest de l'île, des grandes esplanades sur lesquelles les goélands se posent, se couchent et semblent paître comme les vaches dans un pré. Ils ne sont pas dérangés, je suppose qu'il y a des endroits de couvées... Beaucoup de variétés de canards aussi, souvent trop loin pour être photographiés malgré le zoom...
J'aurai aimé que mon Robinson profite lui aussi d'un tel spectacle et je sais que mon compagnon de promenade ne m'en voudra pas de l'évoquer, (car nous ne sommes que deux personnes seules voulant partager des balades)...
Nous sommes repassés pendant ces quatre jours, à des endroits que j'avais fait avec mon homme...
A cette occasion je vous ressors ci-dessous un poème que j'avais écrit bien avant son décès sans savoir qui de nous deux resterait en vie le dernier... Une façon pour moi de lui dire qu'il me manque de plus en plus... et que je ne pourrai plus jamais aller en Bretagne sans penser à lui, à nos moments de détente... C'était notre terrain de jeu et il nous restait encore quelques endroits à découvrir... je le ferai donc pour lui en même temps que pour mon plaisir...
L’empreinte de nos pas ...
J’ai parcouru les plages
Longé ces paysages
Où nous étions passés
Tous les deux enlacés
Mais je savais déjà
Ne jamais retrouver
Malgré ma volonté
La trace de tes pas
Les vagues avaient lissé
Nos empreintes laissées
Les tiennes plus prononcées
Et les miennes écourtées
Mais je te savais là
Encore tout près de moi
Les signes ne trompent pas
Ici je les reçois
Tout ça n’est que fiction
Mais la mer est ciment
De l’amour notre union
Et jamais elle ne ment
Je sais qu’à travers elle
Toi et moi sommes unis
Toujours à elle fidèles
A tout jamais unis
L’empreinte de notre âme
Voguera sur ses flots
Je resterai ta dame
Et toi mon beau héros
Que ce soit toi ou moi
Qui reste le dernier
L’empreinte de nos pas
 jamais envolée
Sera quand même là
C’est une question de foi
Bigornette