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Le Bigorneau : Bigornette Blog généraliste : humour, poèmes, photos...etc...

Sujet d'écriture du 20 février au 8 Mars 2009

Le Bigorneau :

Merci pour vos participations sur les oeuvres de Didier Fleurantin, vous avez été nombreux à participer et ça me fait plaisir...Voici donc le nouveau sujet :

Ce matin vous êtes seul(e) devant votre café...
Est-ce l’effet d’une mauvaise nuit, ou au contraire peut-être avez-vous fait de beaux rêves, ou de curieux rêves ?...Une chose est sûre vous n’êtes pas dans votre état habituel, bien être ou mal être, vous êtes songeur(se)…
Racontez-nous… en vers ou en prose, laissez votre esprit vagabonder…Peut-être était-il plus amer que d’habitude ce café ? Ou bien au contraire, vous allez en reprendre une tasse car il est du tonnerre ! Nous avons hâte de savoir… des projets pour la journée ?... Rester au lit sous la couette ?...simplement penser quelques instants et retourner vaquer à votre train-train quotidien ?...
Et si on corsait un peu la chose en ajoutant quelques mots obligatoires : Biscotte, bol, sucre, heure, banane, ananas Des mots qui ne sont pas incongrus et qui doivent pouvoir s’intégrer aisément non ?....A vos crayons ! .... et Bonne journée à tous et toutes !

Merci de déposer vos textes comme les autres fois sous ce sujet... en commentaires...

 
Ci-dessous variations en couleur...

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Commentaires
D
Désolée comme la couleur  enempêche la lecture, je te renvoie le texte, en espérant que cette fois, il sera plus lisible.Mille excuse !!<br /> Dominique<br /> Ce matin là, à des milliers de kilomètres de la métropole, à l’heure ou le soleil lui aussi se levait, le café me fut apporté par une charmante Antillaise ayant revêtu le costume traditionnel, sur la terrasse de ce séduisant hôtel surplombant une cocoteraie et un champ de canne à sucre. Le bol déposé sur le plateau de bois laqué, exhalait un arôme capiteux, le petit déjeuner était très copieux et équilibré, car il était accompagné d’un panier de fruits frais, composé entre autres, d’une banane et d’un ananas, mais régime oblige, j’ai du me contenter avec mon café, que d’une seule biscotte. Et ce fut vraiment dommage
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L
<br /> <br /> j'aurai pu le prendre quand même car je surligne pour faire copier coller... merci pour cette participation exotique... rien que de l'imaginer ce déjeuner est bien sympa....tu aurais pu ajouter<br /> autre chose à ce déjeuner frugal hihi... un morceau de brioche par exemple...c'est vrai qu'une biscotte ça fait court...hihi... bisous...<br /> <br /> <br /> <br />
D
Bonjour Bigornette, je te propose un texte  en participation à ce jeu de mots imposés.<br /> Ce matin là, à des milliers de kilomètres de la métropole, à l’heure ou le soleil lui aussi se levait, le café me fut apporté par une charmante Antillaise ayant revêtu le costume traditionnel, sur la terrasse de ce séduisant hôtel surplombant une cocoteraie et un champ de canne à sucre. Le bol déposé sur le plateau de bois laqué, exhalait un arôme capiteux, le petit déjeuner était très copieux et de plus très équilibré, puisqu'il était accompagné d’un panier de fruits frais, composé entre autres, d’une banane et d’un ananas. Mais régime oblige, j’ai du me contentée avec mon café, que d’une biscotte. Et ce fut vraiment dommage !<br /> Je te souhaite une bonne fin dejournée<br /> Amicalement<br /> Dominique
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J
Bonsoir, Bigornette, j'ai lu que tu étais très occupée aujourd'hui et me voilà avec mon deuxième texte pour te donner encore de l'ouvrage !Il ne fera pas rire, celui-là. Et si le sujet t'embarrasse, je le mettrai sous le coude pour une autre publication. Je te laisse le temps d'y réfléchir, ne t'inquiète pas.<br /> Lou écrase son nez à la vitrine. La pluie glacée s’insinue entre l’écharpe et la peau,  glisse comme une lame le long de son échine. Il rêve du grand bol de café fumant que sa mère lui préparait après ses nuits trop courtes ; à sa main tendue qu’il ne traitait pas bien.<br /> Il pense au mug de café fumant que Lu va lui poser sur le comptoir avec les croissants de la veille et des sachets de sucre entamés. Normalement Lu, il devrait les mettre à la poubelle. Mais Lu, il s’en fout. Il les garde pour Lou. Il aime bien le goût de biscotte de ces rassis invendables, Lou.<br /> Lu tarde aujourd’hui. Ce n’est pas son genre d’arriver après l’heure.<br /> Cela fait près de trente ans qu’il est arrivé chez nous, Lu. Fuyant son pays en guerre et plein d’espoir dans le Pays des Droits de L’Homme.<br /> Lu n’arrivera pas à l’heure aujourd’hui. Il n’arrivera pas du tout.<br /> Depuis qu’il a vu des contrôles d’identité aux abords de l’école, il fait un large détour et part encore plus tôt. Il ne croise plus le facteur et son salut amical.<br /> Il attend le renouvellement de son titre de séjour.<br /> Depuis le temps, Lu, il prend cela comme une formalité banale. Au début, cela l’humiliait. La toute première fois, il s’en souvient, Lu, c’était en juillet 1986. Il avait un emploi salarié à l’époque. Un bon boulot qui lui permettait même d’économiser des sous. Faut dire qu’il ne rechignait pas à la tâche, Lu. Deux ans déjà qu’il avait quitté ses rizières, sans même avoir pu donner une sépulture digne à ses parents.<br /> Il en avait bavé les premiers mois. Quelques mains aidantes lui avaient maintenu la tête hors de l’eau. Des anonymes. Certains étaient devenus des amis. . Il avait même pu reprendre la gérance de ce petit bistrot, Lu. Il croyait être bien intégré. Il formait une bonne équipe avec ses salariés, Lu.<br /> On lui avait donné un papier provisoire, valable trois mois, puis trois mois, puis six mois. Depuis longtemps le séjour était prolongé de trois ans en trois ans. <br /> Il ne comprend pas le retard à sa demande. C’est vrai, il a un peu traîné pour le renouvellement de son permis. Il espérait tant être enfin naturalisé cette année !<br /> Un contrôle de jeunes à la tronche pas banale, son regard étonné ou son air trop discret, la patrouille lui a demandé ses papiers à Lu. Permis périmé… de quelques jours. Pas d’explications. Il s’est retrouvé au poste, Lu, puis au centre de rétention.<br /> Sa femme rejoint son travail, ignorante de ce qui se joue. Ses enfants sont grands, à Lu, enfin les enfants de sa femme. Lu n’a pas eu d’enfant ici. Son drame, leur drame, passera inaperçu.<br /> Lou, rêvant de son bol, ignore tout cela. Il prendra un sucre. Pour remercier Lu, il arrangera la corbeille de fruits pour la mise en place de ce midi : l’ananas sur un lit de mangues, les bananes enroulées autour des poires. Il n’a pas son pareil, Lou, pour en faire une œuvre d’art !<br /> Le froid l’engourdit, Lou, il se laisse glisser le long de la vitrine, s’accroupit sur ses talons.<br /> Le facteur ne croise plus Lu dans sa tournée. Il glisse dans sa boite aux lettres l’avis de recommandé pour aller chercher le précieux sésame.<br /> Il n’en sait rien, Lu. Demain, il sera peut-être expédié vers ce pays dont il se souvient si peu, ce pays en paix maintenant. Il rejoindra la province où ses parents ont été massacrés. Il parait que c’est toujours le même gouverneur.<br /> Lu pense à Lou qui va rester le ventre vide ce matin. Il pense à sa femme qui va tant lui manquer. Il pense à son fils, enfin le fils de sa femme, mais c’est tout comme, à la compagne de ce fils dont il ne connaîtra pas le fruit qu’elle porte en elle.<br /> Il pense, Lu, il pense…<br /> Lou déplie ses doigts gourds et bleuis. Un passant dépose une pièce dans le creux de sa paume.<br /> Oh Prévert !<br /> « Il est terrible le bruit de l’œuf dur sur le comptoir<br /> Dans la tête de l’homme qui a faim<br /> Œuf dur, café crème, œuf dur, café … »
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L
Je ne comprends pas, il manque la dernière strophe. La voici:<br /> Voilà comment tous les matins<br /> Je me fais mon bol de caoua...<br /> Comme je n'aime pas les pépins,<br /> Je me l'envoie sans ananas.<br />
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L
Délire de papy au cours de ma balade d'hier...Je l'ai mis sur mon blog. Je te l'envoie sans les images.<br /> C'est l'heure du café du matin...<br /> Café au lait puis café noir...<br /> Je prends alors mon vieux moulin,<br /> Les grains, le filtre et l'entonnoir... <br />  <br /> Dans le moulin je mets les grains<br /> Puis je tourne la manivelle<br /> En chantonnant avec entrain<br /> " Que le progrès est chose belle." <br />  <br /> Mais je dois vite déchanter<br /> Car dans mon mode opératoire,<br /> Je viens simplement d'oublier<br /> De mettre en place le tiroir... <br />  <br /> Sur le sol je vois le café<br /> Répandu et broyant du noir...<br /> Du coup je vais le ramasser<br /> Pour le placer dans l'entonnoir...<br />  <br /> Je prends alors la casserole<br /> Où l'eau bouillante a débordé<br /> Et, tandis que mes yeux somnolent,<br /> Je la verse sur le café. <br />  <br /> En attendant que passe la flotte<br /> Et pour ne pas perdre de temps,<br /> Je me beurre deux ou trois biscottes<br /> Qui se cassent à tout bout de champ. <br />  <br /> Puis je retourne à l'entonnoir...<br /> Mais peu de marc y est présent...<br /> Je sais, vous n'allez pas me croire,<br /> Mais le filtre aussi est absent... <br />  <br /> Pendant ce temps, mamie ricane...<br /> Sa bouche est toute déformée<br /> Par une superbe banane<br /> Qui a le don de m'exciter.<br />  <br /> Alors je lui prends sa socquette<br /> Et la place dans l'entonnoir<br /> Pour me faire un jus de chaussette<br /> Qui apaisera mes déboires...<br />  <br /> Quand enfin j'ai passé mon jus,<br /> Je vais chercher le sucre en poudre...<br /> Manque de pot je n'en ai plus,<br /> Seuls deux morceaux restent à moudre. <br />  <br /> Alors je reprends mon moulin<br /> Pour briser les morceaux tenaces<br /> Mais cette fois, je suis malin,<br /> J'ai remis le tiroir en place... <br />  
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